Présentation de la série maquette VB

 

Le wagon LU

 

En 1950, VB sort ses premiers tarifs, dans lequel les wagons portent l’appellation de série maquette.
Les premiers wagons de la série possèdent les mêmes caractéristiques que les précédents. Ils reproduisent essentiellement des wagons de travaux publics TP.
La gamme s’étoffera très rapidement avec des modèles d’un très grand réalisme.
Les wagons à bogies apparaissent dans cette série.

La fabrication

Au début, la production n’est pas du tout organisée. Les premiers wagons sont parfois réalisés en très peu d’exemplaires.
La fabrication est entièrement artisanale et en production limitée. En dehors du châssis, tout est fait à la main.
La légende raconte que l’assemblage est confié à des gardiennes d’immeubles, la peinture, réalisée à la gouache, est confiée à des étudiants de l’école des beaux-arts.
Ce qui est certain, c’est que le gardien de l’immeuble VB travaillait à la réalisation de wagons, tout comme plusieurs étudiants du coin qui gagnaient ainsi leur argent de poche.
Les consignes n’étaient pas strictes et c’est pour cela qu’il existe autant de variantes dans cette série. Les immatriculations et inscriptions sont d’abord peintes à la main. Ensuite, elles seront réalisées par sérigraphie, décalcomanies ou transferts.
Petit à petit, la production s’organise mais reste toujours artisanale et entièrement sous–traitée. Plusieurs petites entreprises des environs de la place de la République travailleront pour la marque en réalisant l’emboutissage du carton, le pliage des châssis, le tournage des cylindres en bois...

Les matériaux

Ces wagons sont à peu près tous réalisés en presspahn ou en bois et montés sur un châssis en tôle.
Des profilés laiton et acier seront utilisés progressivement pour donner des wagons de plus en plus réalistes. Ainsi apparaîtront les marche-pieds, échelles, leviers de freins.
Certains wagons comme le porte–autos et le porte–glaces seront entièrement réalisés en laiton.

Le presspahn est un carton fort de couleur orange. Il peut être comprimé pour donner des épaisseurs différentes. Le choix de ce matériau est multiple. Tout d’abord, il est très facile à travailler et à découper, même pour une main d’oeuvre non qualifiée. Il est facile à trouver et bon marché, contrairement aux matières premières comme le fer ou le bronze en grande pénurie au lendemain de la seconde guerre mondiale.

Les variantes

C’est dans cette série que les variantes sont les plus nombreuses.
Un même wagon peut être immatriculé SNCF, Nord, PLM ou étranger.
Il peut être disponible dans un grand nombre de couleurs, d’inscriptions et d’immatriculations différentes.
Il peut être tantôt équipé d’une guérite, tantôt de marche-pieds, il peut recevoir des dizaines de chargements différents et un même chargement peut avoir une dizaine de variantes.

Les particularités

Ces wagons, qu’ils soient à essieux ou à bogies, sont montés sur un système de suspensions à ressorts censé améliorer grandement les qualités de roulement. Cependant, même si le roulement des wagons est excellent, je ne pense pas que la suspension soit assez sensible pour l’améliorer.
Une autre prouesse technique caractéristique de ces modèles est le système de tampons à ressort monté sur les wagons de cette série.